Un ransomware peut paralyser une entreprise en quelques heures. Ce logiciel malveillant cherche généralement à chiffrer les fichiers et systèmes informatiques afin de rendre les données inutilisables. Les attaquants peuvent ensuite réclamer une rançon pour permettre leur récupération.
PME et TPE ne sont pas épargnées. Pour limiter les risques, plusieurs mesures permettent de réduire considérablement la surface d’attaque et surtout les conséquences d’un incident.
Maintenir les systèmes et logiciels à jour
Une vulnérabilité connue dans un logiciel, un serveur ou un équipement réseau peut constituer une porte d’entrée.
Les mises à jour de sécurité doivent donc être installées régulièrement sur les ordinateurs, serveurs, applications métier, navigateurs et équipements réseau.
Les logiciels anciens qui ne bénéficient plus de correctifs devraient également être remplacés.
Cette maintenance doit idéalement être supervisée afin d’éviter qu’un poste oublié reste vulnérable pendant plusieurs mois.
Sécuriser les comptes utilisateurs
Un mot de passe compromis peut permettre à un attaquant d’accéder directement à certaines ressources de l’entreprise.
L’utilisation de mots de passe uniques et suffisamment robustes reste donc indispensable.
L’authentification multifacteur apporte une protection supplémentaire, particulièrement pour la messagerie, les accès distants et les comptes administrateurs.
Les collaborateurs ne devraient également disposer que des autorisations réellement nécessaires à leur travail.
Un salarié utilisant principalement des outils bureautiques n’a généralement aucune raison de posséder des droits administrateur sur son ordinateur.
Protéger la messagerie professionnelle
Le phishing reste une méthode couramment utilisée pour essayer de compromettre un utilisateur.
Un email peut contenir une pièce jointe malveillante ou renvoyer vers une fausse page destinée à récupérer des identifiants.
Une protection efficace doit donc combiner filtrage technique et vigilance humaine.
Il est utile d’apprendre aux collaborateurs à vérifier l’expéditeur, à se méfier des demandes inhabituelles et à signaler rapidement les messages suspects.
Utiliser une protection adaptée aux postes de travail
Un antivirus reste une première protection, mais les entreprises peuvent aujourd’hui utiliser des solutions plus avancées de protection des terminaux.
Ces outils surveillent notamment les comportements suspects sur les postes et peuvent aider à détecter certaines activités malveillantes.
Le système de sécurité doit être administré de manière centralisée pour vérifier que tous les appareils sont correctement protégés et à jour.
Segmenter le réseau informatique
Tous les équipements de l’entreprise ne devraient pas nécessairement pouvoir communiquer librement entre eux.
La segmentation permet de séparer certaines zones du réseau.
L’objectif est simple : si un poste est compromis, l’attaquant ne doit pas pouvoir accéder facilement à l’ensemble des serveurs et équipements de l’entreprise.
Les pare-feu et différentes règles de contrôle d’accès permettent notamment de limiter les communications non nécessaires.
Expertis IT accompagne les entreprises dans la sécurisation de leur infrastructure informatique, notamment autour des réseaux, des terminaux, du filtrage et de la gestion des accès.
Conserver plusieurs sauvegardes
Les sauvegardes constituent l’une des protections les plus importantes contre les conséquences d’un ransomware.
Mais sauvegarder régulièrement ses fichiers sur un disque constamment connecté au réseau n’est pas suffisant.
Si l’attaquant peut accéder à ce stockage, il peut également tenter de chiffrer ou supprimer les sauvegardes.
Il est donc préférable de conserver plusieurs copies et d’isoler au moins l’une d’entre elles du système informatique principal.
Tester régulièrement les restaurations
Posséder des sauvegardes ne garantit pas que les données pourront réellement être récupérées.
Une sauvegarde peut être incomplète, corrompue ou devenue inutilisable après une modification de l’infrastructure.
Des tests de restauration doivent donc être réalisés régulièrement.
Ils permettent également de mesurer combien de temps serait nécessaire pour remettre en fonctionnement les services essentiels.
Préparer un plan de réaction
La prévention ne permet jamais de supprimer totalement le risque.
Une entreprise doit donc également savoir comment réagir si une attaque réussit.
Qui doit être contacté ? Quels équipements doivent être isolés ? Quels services doivent être restaurés en priorité ? Où se trouvent les sauvegardes ?
Ces décisions sont beaucoup plus difficiles à prendre dans l’urgence.
Un plan de reprise d’activité permet de définir ces procédures à l’avance et de réduire la durée d’interruption.
La cybersécurité repose sur plusieurs niveaux de protection
Il n’existe pas de logiciel capable de garantir à lui seul qu’une entreprise ne sera jamais victime d’un ransomware.
La meilleure stratégie consiste à multiplier les barrières : mises à jour régulières, comptes correctement protégés, authentification multifacteur, filtrage des emails, protection des postes, segmentation du réseau et sauvegardes isolées.
À cela doit s’ajouter une préparation à la gestion de crise.
L’objectif n’est pas seulement d’empêcher une attaque. Il faut également être capable de continuer ou de reprendre rapidement son activité lorsqu’un incident survient.






